Gaëlle. — Eric le 21 janvier 2017 (18h24)
Pourrais tu m’aider un peu?
Contrairement à toi, je n’ai pas compris ce qui nous est arrivé. Aujourd’hui je vis et je m’accommode autant que faire se peut, de cette situation. Je trouve toujours autant de plaisir à aller te voir.
Depuis vendredi dernier, je suis quasiment venu tous les jours dans « ton pays ».
J’y suis allé 5 fois en une semaine. Comme quoi la notion de distance n’est que toute relative. Un de mes amis a fait toute sa carrière pro à Brest et vivait à Camaret… Il faisait donc quasi la même distance (qui nous sépare), tous les jours, toute l’année,… depuis presque 40 ans.
Alors oui, je t’ai souvent aperçu et parfois carrément vu comme hier, alors même que je n’avais pas cherché à te voir, comme quoi le destin fait certainement bien les choses.
Ce soir je voulais que tu m’aides, car même si l’on ne se reverra pas avant des lustres, j’ai vraiment besoin de me raccrocher à quelque chose de tangible.
Toi tu sais pourquoi tu es parti, moi non!
Toi tu as de la visibilité sur ce que tu sous-pèses et ce qui te fait souffrir, moi non! Toi tu sais ce que tu veux et ce que tu ne veux pas ou plus, moi je suis dans le noir.
Toi tu sais si demain tu chercheras le secours d’une main secourable et/ou d’un avis secourable… là encore je suis dans le noir le plus complet.
C’est tout ça qui m’amène à te poser les questions suivantes :
- Pourquoi et dans quel but souhaites-tu ne plus me parler ?
- Quel est le l’objectif « in fine » de ce désir de m’écarter de toi ?
- Souhaites-tu réellement me revoir ?
- Souhaites-tu me revoir, à l’unique condition d’avoir réellement et définitivement enfoui tes sentiments pour moi ?
- Pourquoi n’acceptes-tu pas ou ne me proposes-tu pas à minima de me parler au téléphone ?… La réponse « parce que ça serait trop dur » n’est en soit pas une réponse.
- Peux-tu m’expliquer le fait que « prendre soin de moi » passe par le fait de m’éloigner de toi ? Ne crois-tu pas que je sois assez grand pour me protéger ?
Comme tu ne veux certainement pas de mal… Tu accepteras certainement de m’aider. Pourquoi m’aider ?
Car aussi courageux, gentil, patient,… que je puis être, je glisse. Je n’ai aucun point d’ancrage ni même un petit rien à quoi m’accrocher. J’ai longuement réfléchi avant d’écrire ces quelques lignes. Pourquoi? Parce que j’ai imaginé à nouveau te perdre ici, perturbée que tu serais par ce courrier que tu trouverais trop intrusif. Or, il n’est pas intrusif. Ce courrier
