Gaëlle. — Eric le 9 novembre 2016 (20h18)
Mille questions que je me pose et pas forcément de réponse, mille blessures et pas forcément non plus de pansement à mettre sur ton coeur.
Voilà donc toute la puanteur d’un réseau comme Gleeden, qui vient perturber ce que j’imaginais joyeux, ce que je désirais le plus… Ton sourire et ta joie de vivre.
Je hais ce genre d’individu qui t’a fait tant de mal. Je hais ces hommes sans grandeur, dont l’envergure ne se limite qu’à la taille de leur bite, au parfum qu’il porte et à la marque de leurs chaussures ou de leur chemise. Comment aujourd’hui puis-je toucher au coeur, cette jeune femme blonde, que je perçois douce et tendre. Je sais que je ne me trompe pas sur cette perception. Comment vais-je lui faire entendre que je suis un homme. Un homme vrai avec ses atouts et ses faiblesses, ses attentions à l’autre. Devant tant de douleur, je la comprends très bien, je suis désemparé.
Le réflexe d’un homme qui aime est de consoler. Mais tu serais près de moi, encore inconnu dans ton coeur, tu ne pourrais pas recevoir cette tendresse consolatrice sans, à raison, avoir peur. Cette réaction normale me plonge dans un grand désarroi.
Je savais en te voyant, comme Cendrillon revenant sur la pointe des pieds, que la rencontre ne serait point simple. A quelle hauteur? Je ne pouvais alors la jauger.
Depuis avec toute la tendresse et l’humour que tu mets dans tes petits mots, j’arrive à mieux cerner ce qui se passe et s’est précédemment passé.
Jamais je ne te brusquerai… Jamais. Je veux t’avoir comme amie ou comme maîtresse, mais je veux t’avoir près de moi, toi Gaëlle, pour les années à venir. Ne me demande pas de t’expliquer pourquoi, car il s’agit simplement d’un feeling. Une sensation toute irrationnelle. L’avenir m’éclairera sur ce pourquoi je ne me suis pas trompé. Car non, je le sais, sur toi sur, nous, je sais que je ne me trompe pas.
Je te l’ai dit, je bénis ce geste, cette envie que tu as eu de reprendre ainsi contact. Car je n’aurais de toute manière pas rompu le contact avec toi. J’étais à 2 doigts en ce samedi 5 novembre 2016 (on va dire à 3 ou 4 jours près) de t’envoyer mon « compte-rendu » de Normandie… Et je me disais, puisque souvent je pensais à toi, cette fille, cette femme, au printemps prochain lorsque j’irai voir mes stagiaires à Quimper, je passerai la voir, je veux lui offrir mon sourire.
Aujourd’hui, demain, pour te rencontrer désormais je vais donc te laisser le choix. Mais pas de n’importe quelle manière. Je veux te prouver à quel point je tiens déjà à toi comme ami. A quel point je te respecte. Aussi, tous les prochains mardis (tes jours de relâche) je serai présent chacuns de ces après-midi sur Fouesnant (plage du Cap-Coz). Que tu viennes ou que tu ne viennes pas (par peur ou parce que tu auras l’impression de ne pas être prête) je t’attendrai. Rassures-toi, si tu ne viens pas, j’aurais été bien occupé. Soit à préparer un cours, soit à corriger des copies, bosser sur un projet,… Donc aucun problème de mon côté. Ce n’est pas, ou presque (je ne suis pas non plus un benêt), une déclaration d’amour. C’est une déclaration de naissance d’amitié. Je veux te prouver après que les immondes gorets soient passés, qu’un homme bien ca existe réellement et que tu peux en rencontrer un. Et j’en suis un.
Je voudrais conclure en te témoignant toute ma tendresse réparatrice, empreinte d’infinies précautions. Des millers de baisers tendres à ma « dame Gaëlle ».
Ton prince très très charmant
Eric – bah oui j’ai pris du galon aujourd’hui, chevalier-informaticien soit! Mais Prince aussi 😉
Je te redonne mon téléphone comme ça tu sauras qu’il est noté ici, dans ce premier mail « un peu moins drôle et léger » que les autres – 06 75 33 44 44
Coucou Éric. — Gaëlle le 11 novembre 2016 (07h37)
A mon tour de t’écrire un mail pour t’exposer mon ressenti.
Je t’avoue être un peu perdue … Je sens que tu es quelqu’un d’entier et je pense que tu attends beaucoup de cette relation. Certainement beaucoup plus que ce que je ne pourrais t’offrir.
Je regarde mon mari se battre contre cette foutue dépression qui le ronge, je regarde mes enfants qui sont encore si jeunes. Ils ont besoin de moi à 100%… il faut que je joue le rôle du père et de la mère. Je ne suis pas sûre de pouvoir en plus endosser le rôle de maîtresse. Tu es plus libre que moi, tu vas vouloir plus ….
Et pourtant ça me désole car j’ai découvert une personne incroyable (très sexy dans sa chemise gleeden) et pleine d’humour, que je n’ai pas envie de perdre ….. pas du tout ! J’aime ta personnalité, ta gentillesse, ta sensibilité. …
Est ce que une relation virtuelle dans un premier temps te paraît impossible ? Auras tu la patience d’attendre que j’y vois plus clair dans ma vie. Si tu me dis non je comprendrais. Je sens que tu as besoin de tendresse, de caresses que je ne pourrais pas t’offrir tout de suite.
Alors je sais ce que tu vas dire « mon dieu que cette femme est compliquée !!!! » (C’est d’ailleurs la qualité première des femmes en général non ?? ). « Elle revient vers moi …. puis ne sait plus …. » Je comprends que tu veuilles une maîtresse vu ta situation maritale. Si tu la trouves je m’effacerai ….
Ne precipitons pas les choses. Discutons … partageons nos idées, nos envies et laissons le reste se faire …ou pas. Ne m’en veux pas. Mon coeur a été blessé et je me demande si je suis vraiment faite pour l’infidélité …. en fait j’ai peur des sentiments qui pourraient naître de cette relation … Je ne suis pas assez experte dans l’art de l’adultère.
En fait, pour résumer ce mail de 3 pages : je ne sais pas ce que je veux et ça m’énerve !!!! Mais sois certain que je ne veux pas te perdre.
Amis ? Dans un premier temps ? On en discutera ensemble ….
Je t’embrasse.
