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Bonjour Gaelle. — Eric le 6 novembre 2016 (00h38)

Ça faisait donc un petit moment que je ne t’avais donné de mes nouvelles… Mais me revoilà 😉 – La soirée « match » s’est soldée par une défaite et la perte de ma voix de supporter 😉 Je reprends donc un peu ce courrier, puisque nous nous sommes déjà un peu « retrouvé » ce soir.

 

Je commence par là où je t’ai laissé.
J’ai au final pris du temps avec mes gars pour vivre un bon moment à La Torche avec eux deux (je me suis accordé 2 jours avec eux).
Nous avons eu plaisir à nous retrouver autour d’une passion qui nous ait commune: le windsurf. Certe la fête, vue côté organisation n’a pas été forcément à la hauteur des espérances des organisateurs, mais bon. Pour ma part j’ai passé 2 jours de bonheur, de rires et de fou-rires avec mes garçons et ce fut du bonheur.

Je ne t’ai pas pour l’instant parlé de mes enfants. Je me permets de te les présenter en quelques mots.

Dorian, l’aîné, a 19 ans. Il est actuellement en 2ème année de médecine à Brest, il souhaiterait faire (à terme) de la chirurgie maxillo-faciale. Il vit encore un peu chez nous (enfin très peu). La seconde année, pour nous parents, nous semble dévolue à faire la fête, si l’on se penche sur son emploi du temps :-). Bon OK, la première année ayant été tellement dure et sélective, qu’aujourd’hui il se lache/relache (vraiment beaucoup).

Le cadet, Matthis a 17 ans. Il est élève de terminale S. Pour lui la vie est belle. Entre ses amis, sa « chérie » et ses études, la vie est presque un long fleuve tranquille.

Ma petite dernière, Maïa,  a 13 ans. C’est la fifille à son papa (enfin tu vois le schéma) et devient doucement mais sûrement (à mon grand désarroi ;-)) une petite jeune femme. Maïa est collégienne et pratique comme ses 2 frères et son père, la planche à voile (c’est son sport).

Passé ce début de vacances océanique, je suis parti pour la Normandie. Je t’en avais un peu parlé, de cette passion qui me fait retourner souvent dans cette région.

Là j’avais rendez-vous avec 2 vétérans et une partie de leurs familles. Je suis donc arrivé à Falaise (dans le 14) le 26, seul comme un grand garçon. J’adore en fait ces moments de libertés que je m’accorde. Ce sont un peu, si tu veux, des sas de décompression. Je ne suis pas du tout un ours, ni quelqu’un de stressé dans la vie, au contraire. Mais le fait de me retrouver seul, sans avoir à parler à une centaine (ou plus) d’étudiants chaque jour, me fait beaucoup de bien.

Le 26 j’ai donc retrouvé mes « grands-pères ». Nous avons du faire quelques cérémonies officielles, rien de bien important, et nous sommes surtout allé profiter les uns des autres sur les lieux qui ont vu leurs débarquement. Ça c’est toujours un grand moment. Quand Don Burgett (un des vétérans) te dit « oui c’est dans ce champ que j’ai atterri en parachute dans la nuit du 5 au 6 juin 1944,… ensuite je me suis caché non loin de cette église car on me tirait dessus… C’est dans ce champ que j’ai tué pour la première fois,…etc etc etc,… ». Un moment très intime qu’il me faisait partager là. Ses enfants étaient là aussi (ils ont environ 65 ans – Don lui en a 93).

Je suis resté jusqu’au 29 en Normandie, à partager de l’amour avec ces gens. J’ai passé 4 jours à parler anglais,… impression bizarre d’être ailleurs, dans un autre pays 😉

Je te raconterai ce périple dans tous ces détails si tu le souhaite, car je n’ai pas envie de te saouler avec ça. Tu me diras.

La Normandie jusqu’au 29 donc, même si j’y serai bien resté un peu plus. Sauf qu’il fallait rentrer car un de mes projets m’appelait. Je remonte un projet/une entreprise en fait en ce moment un nouveau projet avec 2 de mes anciens étudiants qui sont « venus me chercher » peu après l’été, en me disant « Eric, on aimerait bien que tu viennes avec nous dans un projet qui nous tient à cœur »… Après un temps de réflexion, je leur ai dit  « OK, on y va ».
J’ai, comme je te l’avais déjà écrit, monté 2 entreprises et eu des salariés. Me revoilà donc, en parallèle de mon job de prof, parti dans une nouvelle aventure. L’avenir me dira si j’ai eu raison ou pas. Nous envisageons donc la création d’une société à l’horizon 2017. Si nous avons l’occasion de nous rencontrer, je t’expliquerais tout ça: mes anciens projets, mes nouveaux projets… enfin voilà.

Ne voit pas forcément quelqu’un d’ultra ambitieux derrière cette courte description. Je suis certes quelqu’un d’ambitieux, de fonceur, un brin rêveur (parfois/souvent??) mais mon ambition est avant toute autre chose de vivre juste des moments forts, et vivre intensément le moment présent qui m’est offert. On est venu me chercher avec un projet qui était sérieux et apportait avec lui sa part de rêve… J’ai donc dit banco.

Côté personnalité, je suis quelqu’un comme je te l’ai dit calme mais tenace face à l’effort. Je ne m’avoue que très rarement vaincu (la dernière fois c’était face à Apple qui ont tué un de mes projets, peut être même celui qui me tenait le plus à cœur ces dernière années).
Je suis quelqu’un de résolument optimiste qui aime la vie et qui aime les gens. Sans m’en glorifier, car je déteste celles et ceux qui se prennent pour des dieux, j’attire souvent à moi des gens bien, qui doivent m’aimer et me vouloir dans leur entourage pour le calme et la tranquillité que je dégage. Je ne m’énerve jamais (ou si rarement) et ne suis pas quelqu’un de rancunier.
Par contre je discute beaucoup. Je suis en fait incapable de garder pour moi quelque chose qui me trotte trop dans la tête. Je ne supporte pas qu’on se fasse la tête. S’il y a abcès, je crève donc rapidement les abcès en ouvrant la discussion. Si le ton peut parfois monter en cas de gros souci, je fais en sorte de trouver la solution la mieux adaptée afin que chacun s’en sorte et pour le moins ne s’en trouve jamais ni sali ni blessé.

Voilà pour ce soir. Je vais terminer et rebondir sur les quelques petites questions que tu m’as posé.

Est-ce que Gleeden m’a apporté la maîtresse idéale? Non à ce jour. Je ne me connecte d’ailleurs quasiment plus à cette plateforme. Je reçois toujours des messages, mais pour te dire toute la vérité je ne les consulte quasiment plus. Pourquoi? Je ne sais pas trop en fait, ça doit être inconsciemment du à un bilan d’utilisation qui m’a apporté ce qui suit: j’ai rencontré 2 filles vraiment bien (3 avec toi). Nous n’avons pas entamé de relation (même pas un baiser) et ceci est de mon fait. Elles étaient très bien, très jolies, mais je ne me sentais pas prêt à répondre leurs attentes. Elles étaient célibataires et m’en demandaient un peu trop: disponibilité, projection sur plusieurs années,… Etc… J’aurais certainement pu « craquer » il y a de cela quelques années… Mais là non. En fait ca n’a été qu’une question de feeling. Un truc pas forcément explicable sur lequel tu peux pas mettre des mots à chaque fois. Parfois l’irrationnel prend le pas pas sur le rationnel.. Ben pas là 🙂 Le plus « perturbant » pour moi est que ces deux femmes m’ont dit qu’elles m’attendraient. Ça m’a laissé un peu/complètement désemparé. Je ne pouvais rien leur promettre et rien leur dire.

J’ai eu en tout 11 contacts (dont les 2 sérieux dont je viens de te parler et rencontré dans la vie réelle). Alors 11 ça doit paraitre une « minable collection » pour les grands chasseurs/collectionneurs de femmes qui vivent à bord de Gleeden… Mais pour moi ça faisait déjà trop. J’ai trop conscience qu’il y a des femmes vraies derrière ces profils, des femmes avec des sentiments, des envies, des désirs,… J’ai donc décidé d’arrêter – pour au moins un bon moment – de ne plus fréquenter cette plateforme. Je passe sous silence les contacts qui m’ont demandé de leur « bouffer la chatte » au quatrième message (blacklistage auto de mon côté),  et d’autres dingues qui me demandaient si je voudrais bien leur « mettre les seins en sang »…. Tu vois certainement le tableau, ça m’a apporté quelques bons moments de rires (seuls car ne pouvant partager ça avec personne bien entendu).

 

Ton courrier m’a fait très plaisir. Certes tu m’avais dit laisser une « porte ouverte », mais je n’y croyais guère. Je ne sais d’ailleurs quelle est ton souhait ce soir. Est-ce pour maintenir un contact et me lire, pour faire connaissance et éventuellement me rencontrer un jour,… Je n’en sais fichtre rien 🙂

Je réponds donc à une seconde de tes question/phrase où tu disais « Oui peut être qu’un jour nous nous rencontrerons. Enfin si tu le désires … » Je peux te dire directement oui je le désire.

Oui je souhaiterais faire ta connaissance. Que nous devenions amis ou amants, je ne dirais pas « peu m’importe ». Mais oui. J’aimerais beaucoup te rencontrer, car au-delà de cette jolie photographie, j’ai distingué lors de nos courts échanges, une femme, une belle personne, sensible, pleine de charme.

Je ne cherche pas du tout à te passer de la pommade. J’espère que tu l’as bien compris, sinon si j’avais voulu te « faire du plat » et te draguer ouvertement, j’aurais commencé à la seconde ligne de ce mail.

J’espère donc sincèrement que tu vas bien de ton côté.

A mon tour de te poser un peu les mêmes questions: As-tu trouvé une belle personne sur Gleeden? L’amant parfait?

Et je voulais aussi sonder le fond de ton cœur/âme en te demandant ouvertement mais avec infiniment de tendresse le pourquoi de cette « reprise de contact »? (je veux que tu ressente qu’il n’y a pas une once de reproche, d’amertume,… dans cette question). Mais n’hésite pas à botter en touche si tu le souhaites. Ne te sens obligé de rien.
Je terminerai sur un point qui me touche et me tient à cœur, car notre « rencontre » n’a pas été pour ma part sans douleur. Tu vois ce dont je parle.
Il n’est jamais simple pour quiconque de « prendre un vent », comme ce fut le cas. Je viens d’utiliser le mot douleur mais je me rends compte que c’est un peu fort comme terme. J’ai été un peu blessé, c’est vrai, je l’admets. Mais bon je n’avais qu’à pas montrer une photo qui date et qui me montre comme un petit rondouillard caché derrière ses lunettes 🙂

Je te l’ai dit je ne suis pas rancunier pour deux sous. Mon souci est que je n’ai pas de photo qui me plaisent dans ma collection perso. Et je dois dire que je suis peu photogénique contrairement à beaucoup d’autres hommes. Bref je vais faire court (du moins abréger cette piètre défense de mon propre cas) en disant : Côté apparence physique, je ne ressemble pas/plus à cet homme que tu as aperçu. J’y travaille tous les jours depuis qu’un gros souci de santé qui m’a handicapé durant plusieurs années, a disparu. Mais quelque soit ces enveloppes physique qui nous caractérise, qui sont la mienne et la tienne, j’aimerais vraiment faire ta connaissance pour à minima devenir un de tes amis.

Je t’embrasse. Au plaisir d’avoir de tes nouvelles.

Eric

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